Comptes-rendus des ateliers
Si le premier budget municipal reste celui de l'éducation, c'est parce que cet investissement permet, dès le plus jeune âge, d'agir en profondeur pour l'égalité des chances. Les échanges de l'atelier ont mis en lumière l'importance de construire dès le plus jeune âge, avec les familles, les professionnel·les et les structures locales. Les enfants doivent pouvoir grandir, apprendre et s'épanouir dans un environnement adapté, protecteur et stimulant. Les échanges de l'atelier ont souligné l'importance d'une offre de garde diversifiée et accessible dès la petite enfance, d'une restauration scolaire pédagogique et d'un meilleur accès à la nature et au sport.
Tous ces leviers – petite enfance, temps périscolaire, loisirs, nutrition, soutien scolaire, sport et culture – participent d'un même objectif : faire de Vitry une ville qui lutte concrètement contre les inégalités.
L'accès aux droits est un levier fondamental pour garantir l'égalité réelle. Trop de personnes restent pourtant à l'écart : retraité·es sans mutuelle, jeunes sans accompagnement, femmes victimes de violences, personnes migrantes ou en situation de handicap.
Ce sont précisément ces publics que les politiques municipales doivent placer au cœur de leurs priorités. Permettre à chacune et chacun d'exercer ses droits, c'est refuser les inégalités subies, et construire une ville plus juste, en agissant concrètement contre les rapports de domination.
La question du handicap n'est pas marginale, mais un enjeu central de dignité, d'égalité et d'émancipation. À chaque étape de la vie, les personnes concernées et leurs familles doivent faire face à des obstacles systémiques : isolement, précarité, manque de services adaptés…
Cela implique une action publique transversale, co-construite avec les habitant·es, les associations et les professionnel·les mais aussi avec une attention particulière à l'âge des personnes en situation de handicap.
Les associations sont essentielles pour notre ville : elles complètent les services publics, soutiennent les solidarités de proximité et participent à l'émancipation individuelle et collective.
Elles créent des espaces d'engagement, de culture, sportifs et plus largement de lien social – autant d'éléments essentiels à une ville vivante et solidaire. Il est donc essentiel de reconnaître pleinement le rôle des associations, en valorisant davantage leurs actions et en leur donnant les moyens d'agir. Donner du sens à l'action associative, c'est renforcer notre capacité collective à faire société.
Une ville tournée vers le monde, forte de son histoire migratoire, de sa tradition de solidarité et de son engagement pour la paix, Vitry-sur-Seine a bâti son identité à travers des vagues de migrations successives et une culture de la solidarité internationale. Cet ancrage se traduit par des jumelages anciens, un soutien constant aux peuples en lutte pour leur souveraineté, et des actions concrètes pour la paix.
La culture de paix constitue un pilier de l'action municipale, en lien avec des initiatives éducatives et engagements internationaux.
À Vitry, le soutien aux retraité·es, l'accompagnement des jeunes ou des familles doivent reposer sur une politique publique forte, humaine et accessible. Aujourd'hui, ces droits sont fragilisés, en particulier dans la santé du fait des choix politiques menés par les gouvernements successifs : désertification médicale, manque de structures adaptées.
La Ville dispose d'outils précieux comme le Centre Municipal de Santé (CMS), qui garantit l'accès à des soins de qualité, sans dépassements d'honoraires. Mais pour répondre aux besoins croissants, il faut aller plus loin. Les habitant·es ont exprimé la nécessité de créer de nouveaux services publics, en particulier pour les retraité·es, afin de reconnaître leur place, prévenir l'isolement et garantir leur santé.
Vitry place la qualité du cadre de vie au cœur de ses priorités. Les efforts menés en matière de propreté, de végétalisation et de transition écologique sont salués par les habitant·es. L'efficacité des brigades de nettoyage et de l'application « Vitry ma rue » a permis de limiter les dépôts sauvages, et la ville poursuit ses actions innovantes : végétalisation des écoles, plus de 1000 arbres plantés, nouveaux espaces de biodiversité, aménagement des bords de Seine ou encore implication des enfants dans des actions de sensibilisation.
Dans la lutte contre le changement climatique, les aménagements des espaces publics, le développement du recyclage et la récupération des eaux de pluie sont à encourager.
Dans une société dominée par la rentabilité financière, l'emploi est souvent traité comme un « coût » à réduire. Pourtant, il est un levier d'émancipation, de dignité, de justice. À l'échelle municipale, une politique de gauche et citoyenne peut agir concrètement : soutenir les services publics, renforcer les liens entre formation, emploi et territoire, valoriser les métiers locaux, et faire vivre une conception de l'emploi fondée sur la coopération.
Les échanges ont montré l'urgence d'un logement social plus juste et accessible, qui réponde aux vrais besoins des habitant·es de notre ville. La nécessité de créer du lien entre institutions, bailleurs et citoyen·nes, et de garantir une mixité sociale a été largement soulignée.
Les difficultés liées à la pression foncière, aux délais d'attribution, au manque d'investissement public et au poids croissant du loyer dans le budget des familles (30 à 40% du budget) ont aussi été mis en avant.
A Vitry, nous considérons que le sport et la culture sont des vecteurs d'émancipation. Il permet à chacun·e, quel que soit son parcours de vie, de prendre soin de soi, de se dépasser, de créer de la solidarité. Face aux risques de repli, aux sous dotations de l'État, il est essentiel de maintenir une politique sportive ambitieuse, accessible et populaire.
Les habitant·es le rappellent : le sport ne se limite pas à la compétition. Il est aussi un outil de santé publique, de cohésion sociale et de justice territoriale.
Faire vivre la citoyenneté à Vitry, c'est reconnaître la capacité d'agir de toutes et tous, dans les quartiers comme dans les luttes collectives. Construire une citoyenneté populaire, concrète, ancrée dans le quotidien, c'est s'appuyer sur des collectifs, associations, comités d'usagers, parents d'élèves, centres sociaux.
Il s'agit de donner sens à la démocratie locale, et créer les conditions du débat, de l'engagement et du pouvoir d'agir des habitant·es dans leur ville.
