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pblk2026@gmail.com — ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026 — REJOIGNEZ LA CAMPAGNE ! — Déjà 500 vitriots et vitriotes appellent à voter Pierre Bell-Lloch —

Pierre
Bell-Lloch

Je suis né en 1977 à Vitry-sur-Seine, ville où j’ai grandi au contact d’un milieu associatif et militant m’ayant transmis ses valeurs de luttes et de solidarité.

Mes premières expériences professionnelles et militantes

À la sortie du Lycée Jean Macé en 1996, je m’oriente vers du droit puis de l’éco gestion. Malgré plusieurs essais et tous mes efforts, ce n’est pas concluant. Après ces trois années, je traverse cette période de doute, que beaucoup d’étudiants connaissent à cet âge, quant à mon orientation et mon avenir, quand tu te demandes ce que tu vas devenir… Dans le même temps je prends mon indépendance. Une expérience qui m’a forcé à grandir plus vite. Je suis des dernières générations qui doit faire leur service militaire, à Nogent, pendant 10 mois. Autant dire que je n’étais pas un soldat très obéissant…

A la suite de ça, j’exerce plusieurs petits boulots en intérim. C’est une expérience de vie qui vaut autant qu’un diplôme. J’y rencontre des ouvriers du monde entier, tous solidaires. Sur le chantier, il n’y a pas de place pour le racisme. Cela m’ouvre les yeux sur le monde du travail et me pousse à obtenir un diplôme. Après un BTS chez Air France en alternance obtenu avec mention, je me retrouve sans emploi ni ressources. Cette période de précarité, vécue par nombre d’entre nous, m’amène à ne pas juger les difficultés de la vie. On n’est pas une mauvaise personne parce qu’on ne paye pas son loyer à temps…

Je découvre l’exploitation en travaillant dans la vente de sanitaires, avec des heures supplémentaires imposées mais jamais payées. Je vends The Economist dans les facs, expérience paradoxale compte tenu de mes convictions. Puis je distribue L’Humanité dans les cités du département. En même temps, je commence à m’engager au travers de l’Office Municipale de la Jeunesse de Vitry (OMJ), dont je finis par prendre la présidence.

"Sur le chantier, il n’y a pas de place pour le racisme."

Mon engagement associatif vitriot

L’engagement associatif au sein de l’OMJ aura profondément impacté ma vie. Durant mes années de présidence, l’OMJ organise des voyages pour les jeunes, des battles de danse, des tournois de basket, des concerts... Elles me permettent de rencontrer toute une génération de jeunes Vitriots qui aime leur ville et aspire à l’améliorer. Je rencontre alors l’équipe qui est toujours la même aujourd’hui : Luc, Sonia, Fatmata,… On fait des trucs géniaux tous ensemble. Toute une génération nous connait sur la ville. La solidarité concrète de l’OMJ me passionne rapidement et me pousse à poursuivre dans cette voie. En 2005 je rejoins une association de tourisme solidaire en tant que salarié chargé d’organiser des voyages internationaux à destination des jeunes. Pendant trois ans, avec l’équipe on travaille à faire augmenter le chiffre d’affaire de presque de moitié, le fait que je sois trilingue est très utile.

Mes débuts d’élu de terrain au département

En parallèle, je m’engage en tant que militant au Parti Communiste Français de Vitry-sur-Seine. En 2007, Eliane Hulot conseillère générale sur Vitry à l’époque me propose de prendre la suite, convaincue de la nécessité du renouvellement et désireuse de donner leur chance aux jeunes. Eliane me forme et me montre le terrain. J’apprends à être un élu de proximité.

Marqué par les difficultés de mon orientation post-Bac et de mon entrée dans le monde du travail, je dédie ces premières années de mandat à l’insertion professionnelle. Au département j’ai l’occasion de travailler sur la Cité des Métiers, inaugurée en 2014 à Choisy-le-Roi comme espace public d’informations et de conseils sur l’orientation et l’emploi. Réélu en 2015, je deviens en 2017 vice-président chargé de l'eau et de l’assainissement, autre sujet qui viendra rapidement me passionner dans un territoire aux confluences de la Seine et de la Marne. J’aime rencontrer les gens (2500 personnes durant mon mandat de conseiller départemental !), les aider et les accompagner autant que je peux.

Mon arrivée à la Mairie de Vitry

En mars 2008 je suis élu conseiller municipal. Alain Audoubert, maire de l’époque, m’appelle son général car je suis toujours sur le terrain. En 2017 je deviens le secrétaire de la section locale. En 2020, lors des élections municipales, l’équipe élue et moi prenons nos responsabilités pour faire respecter la volonté de mes camarades. Je deviens Maire, avec l’ambition d’assurer la continuité de 100 ans d’une municipalité de gauche. Une ville qui a fait le choix de la solidarité et du collectif, une ville fière et populaire pour laquelle nous n’avons cessé de nous battre.

Être maire de la première ville communiste du département qu’est-ce que c’est ?

A mes yeux le mandat de maire est une énorme responsabilité envers les habitants, on n’a pas le droit à l’erreur. De plus en tant que ville communiste dans un département perdu en 2020 je pense que nous avons un rôle à jouer dans sa reconquête. Pour moi si je parviens à améliorer la vie des gens et à donner une meilleure image de mon Parti alors j’ai réussi ma mission.

Quelles sont tes figures marquantes ?

Vitry est une ville que j’aime profondément. J’y suis né, j’y vais encore et j’y resterais. De nombreuses figures de la ville ont influencé mon parcours personnel.

Enfant, je me souviens de Paul Mercieca. Elu entre 1977 et 1996, il a été le maire de mon enfance et de mon adolescence. Nous étions voisins et comme tous les Vitriots j’avais une immense admiration pour sa gentillesse. C’est probablement lui qui inspire ma sensibilité pour chaque habitant.

Lorsque j’étais adolescent, j’entends pour la première fois à la radio le collectif Mafia K’1 Fry formé de rappeurs vitriots avec qui j’ai grandi. J’ai compris que tout était possible même si on était des banlieusards. Ils ont donné de l’espoir à toute une génération. Des gens venus de Vitry pouvaient être des stars nationales, alors on n’était pas condamné à l’échec.